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Les serments d’Eurate Le moyen âge
Nous avons décidé de placer l’empire dans un contexte inspiré du moyen-âge occidental. De ce fait, la quasi-totalité de sa population est « Européenne ». Comme notre monde s’éloigne également du canon médiéval réel, il ne vous est pas demandé d’avoir de connaissances spécifiques mais de vous référer à ce qui aura été décrit par le contexte et dans ce petit guide. En cas de doute, les admins pourront vous guider afin de rester raccord avec l’ambiance et l’univers.
Vie quotidienne Hygiène Nourriture Médecine Le Peuple
Vie quotidienne
La Vie en Communauté

Au Moyen-âge on vit en communauté, que ce soit en ville ou en campagne. Il n'est pas rare d'avoir une maison réunissant une même famille, regroupant plusieurs générations. A cette époque, c'était un luxe d'avoir un lit séparé pour dormir. Toutefois cette proximité permettait de garder la chaleur, tout le monde n'ayant pas accès à un système de chauffage, trop coûteux. Cela permettait ainsi de garder la chaleur mais également de protéger les plus faibles du froid. Certaines fois, on préfère séparer le lit conjugal du lit des enfants.

Le rythme de vie est dicté par le soleil. On commence à travailler au lever de celui-ci et on s'arrête au coucher de l'astre solaire. Les agriculteurs, mais également les artisans, étaient soumis à cette réglementation pour diminuer la concurrence, mais également les risques d'incendie dû à l'utilisation de bougies. Ce cycle solaire permettait également de rythmer les temps de repas et de repos. Une autre réglementation limitait également les maîtres de trop fatiguer leurs ouvriers ou leurs apprentis, afin qu'ils soient toujours aptes à travailler. Tout le monde participe aux tâches journalières afin de permettre le bon fonctionnement des exploitations, des échoppes, des ateliers ou même à l'intérieur de la maisonnette.

Toutefois, même si le travail est important, on ne néglige pas les loisirs. On accorde donc énormément d'importance aux festivités, aux troubadours, aux marchés, etc. Pas uniquement parce que cela permet la transmission d'informations – de façon orale, l'analphabétisme étant très important à cette époque là – mais également à cause de leur rareté.

La Vie en Ville

Les villes sont généralement dirigées par des corporations, des guildes ou des hanses, regroupant le même corps de métier afin de palier à la concurrence. C'est pour cette raison qu'on considère que les villes sont dirigées « en commun » et qu'on les nomme donc des « Communes ». Ces corporations réunissent une forme de bourgeoisie, dont le pouvoir pourrait parfois dépasser le pouvoir seigneurial.

La vie urbaine est extrêmement bruyante. On vit plus généralement à l'extérieur, car c'est là que tout se passe. C'est dans les rues que les informations circulent. Entre les crieurs publics qui transmettent les informations plus officielles, mais également les vendeurs et les marchands hurlant les bienfaits et la qualités de leurs produits, en passant par la présence des seigneurs qui est également criée afin que les passants puissent faire place. La vie en ville est un remue-ménage très actifs.

Si l'on ne compte pas les habitants, il y a également la présence d'animaux (poules, porcs, chats, rats, etc.). Certains servants à l'homme, d'autres profitants de la présence de celui-ci. Les villes n'étaient pas un lieu des plus propres. Non pas que les habitants n'avaient pas une hygiène de vie très stricte. L'étuveur invitait, au levé du jour, les habitants à venir prendre un bain dans son établissement. Toutefois, et avant l'installation de pavés dans les rues, celles-ci n'étaient faites que de terre battue où on y déversait les eaux usées et les détritus.

La nuit, on laisse les rues aux animaux nocturnes mais également aux brigands. Toutefois, des hommes étaient chargés de la sécurité de celles-ci, payés généralement par la ville elle-même.

La Vie en Campagne

Les paysans représentant près de 95 % de la population, ils forment la base matérielle et le pivot de l'activité économique. Ce sont les paysans qui nourrissent les citadins, ce sont eux qui prennent soin de la terre et cultivent les champs. Ce travail est pénible et laborieux, mais il permet au peuple de prospérer.

La limite entre la campagne et la ville est plutôt ténue. En effet, généralement, autour des remparts d'une cité s'étendent les champs et les prés. Toutefois le commerce, l'artisanat et les travaux plus intellectuels qui se passent en ville peuvent entraîner de fortes séparations avec les cultures et l'élevage présent en campagne, créant une différence plus nette entre ces deux univers pourtant si proches.

La vie en campagne est cependant presque aussi rythmée que celle en ville. La vie des paysans y vivant est également dictée par le cycle du soleil et les saisons. De plus, dans le monde d'Eurate, le quotidien est ponctué par le tintement des cloches des Temples du Trimurti, indiquant le moment du levé, le repas de la mi journée et le couché. Ce rythme se voulant de respecter le cycle immuable instauré par les dieux. Les travaux des champs se répètent également d'années en années, et le calendrier est étroitement lié aux activités agricoles (labours, semailles, récoltes, etc.), chaque mois étant symbolisé par l'une de ces activités. Certains moments de répit peuvent arriver lors des fêtes religieuses, très respectées par les paysans.

Au contraire de la vie urbaine, le vie à la campagne favorise beaucoup moins le contact entre les individus et la diffusion des connaissances techniques ou intellectuelles. Le paysan est soumis aux contraintes que lui impose la nature. Cependant la vie y est beaucoup plus solidaire et bien plus centrée sur le groupe. Les paysans font les travaux des champs ensemble, et les bois et marais sont des propriétés communes. De plus, tous les paysans n'ont pas les mêmes qualifications et doivent donc s'entraider (l'un prête sa charrue, l'autre ses outils, etc ...). Les campagnes n'étant que très peu monétisées, l'on s'y échange beaucoup plus des services ou des bien que de l'argent.

L'Argent et les Échanges

On ne transporte pas de monnaie, il est difficile de le faire en toute sécurité. On lui préfère donc le troc, qui est très important dans le développement de l'économie. On troc soit des objets, des biens, des produits, mais également des services. Cela peut se réaliser également entre seigneurs ou pour le seigneurs. On peut ainsi payer son impôt en nature (vin, grains, bétails, journée de travail sur les terres)

Ce sont plus généralement les marchands qui font circuler la monnaie, leur permettant ainsi de payer les taxes. Ils font le bonheur des changeurs qui convertissent les monnaies locales et manipulent les monnaies de comptes. La frappe de la monnaie est également un privilège élevé, établissant un statut social important et un rang prestigieux.

Les ouvriers et les travailleurs ont également le droit à un salaire. Ils sont généralement remercié en nature, soit leur ration journalière de nourriture.

La Communication

L'analphabétisme est très présent. Seuls la noblesse et le clergé sont initiés à l'écriture et à la lecture. C'est pour cela que la plupart des informations passent oralement, via les crieurs publics pour des informations officielles ou d'importances – ces derniers voyagent de villes en villes et vendent également leurs services. Les citadins connaissent toutefois un rudiment de chiffres et de lettres afin, surtout, de tenir les comptes. Et lorsqu'on lit, ce sont généralement des lectures pieuses.

La communication se fait donc surtout oralement. On accorde beaucoup de valeur à un témoignage oral, surtout pour ce qui est des grandes prises de décisions (mariage, naissance, conclusion de testaments, dernières volontés, etc.). C'est également pour cela que les troubadours et autres saltimbanques, chantant les événements qui ont eu lieu dans d'autres contrées, sont écouté et que l'on se rend aux festivités où ils se trouvent. Les grands événements tel qu'une exécution, l'arrivée d'un seigneur ou tout autre source de divertissement attirent beaucoup de curieux qui souhaitent être présent.

La Justice et la Sécurité

Cette dernière est une notion vague. On fait essentiellement confiance à ses proches, sa famille, son entourage professionnel. On redoute les brigands et les voleurs. C'est le seigneur qui assure la sécurité militaire dans son domaine. Pour ce qui est des villes, certaines peuvent se permettre de payer les services de mercenaires ou d'hommes armés pour protéger les seigneurs en visites ou les habitants.

Pour ce qui est de la justice, elle se règle normalement à l'amiable. Mais la justice seigneuriale est tout de même saisit très souvent pour des litiges ou des crimes.

Les notaires sont également nombreux et sont consultés pour conclure des actes commerciaux, des contrats de mariage ou des décisions judiciaires. Ils donnent lieu à des traces écrites, qui sont rares et très précieuses.

La Place de la Religion

Celle-ci est très présente, que ce soit de façon quotidienne ou tout au long de l'année.

Comme expliqué ci-dessus, les temples donnent le rythme des journées. Ils sonnent trois fois les cloches en respectant le cycle des trois dieux. Les prières ponctuent également la journée, comme lors des repas où l'on remercie généralement Rajas pour la prospérité qu'il offre à la famille et pour la nourriture qui garantit le maintien de celle-ci.

L'année et les saisons sont également rythmées par les festivités religieuses, qu'elles soient régionales ou dans tout Eurate. Elles suivent le cycle des saisons. On fête donc la nuit de Tamas à la fin de l'hiver, par exemple. Puis, les autres festivités suivent les semailles, le début du printemps, les récoltes, etc. On célèbre alors tel ou tel dieu selon les bénédictions qu'ils peuvent offrir.

Hygiène
L'hygiène au Moyen-Âge

Le Moyen Âge a toujours la réputation d’une époque cradingue et qui pue, beh accrochez-vous mes p’tits, parce que c’est faux. Vraiment faux. Les plus noble changent de vêtements et se baignent au minimum une fois par semaine et l’on insistait surtout sur les bains des enfants.

Au Moyen Âge et en Eurate, le bain est conseillé dans de nombreux traités de médecine, mais aussi des fabliaux expliquent qu’il faut se laver. Pas juste les mains et avec un peu de paille, non non. Il faut de l’eau, du savon, et frotter, frotter, frotter. Les bains publics, tenus par les étuviers, sont donc relativement répandus en Eurate où on leur reconnaît des vertues thérapeutique. Certains bains publique appartiennent même au clergé. Et, Lorsqu’un invité arrive de loin, après un long voyage, il est de bon ton de lui proposer un bain. La maîtresse de maison se doit de partager sa baignoire avec une personne qu’elle veut honorer.

A la campagne la toilette, l’été, se fait à la rivière où les hommes et femmes se baignent ensemble.

De plus l’absence de sucre permet une hygiène dentaire de qualité.

Incroyable aussi, de voir à quel point hommes et femmes prenaient soin de leurs cheveux ! Shampooings en tout genre (contre la calvitie, contre les poux), longs brossages : avoir de beaux cheveux était un signe de bonne santé.

Nourriture
L'alimentation sur Eurate

L’alimentation a une importance cruciale. Les famines sont monnaie courante, en particulier lors de mauvaise récoltes ou de période de guerre. Cela crée déjà une différence entre les riches et les pauvres. Certains se nourrissent de ce qu’ils peuvent, d’autres, de ce qu’ils veulent.

Ainsi les Nobles, non seulement pour montrer leur pouvoir et leur puissance, mais également parce qu’ils en ont généralement les moyens, mangent plus gras, et en plus grande quantité. La viande, très coûteuse, est un met de luxe. On la retrouve aux banquets, dans les fêtes, etc. Généralement, elle se présente sous forme de rôti, à la broche. La viande, en particuliers le gibier, montre la richesse opulente du propriétaire des lieux, mais également qu’il maintient son pouvoir sur ses serfs et ses terres. On varie les plaisirs grâce à quelques épices qui parfument les aliments. Les Nobles mangent toutefois peu de fruits, mais se nourrissent tout de même de céréales ou de légumes. Le vin est évidemment très présent également et on ne se fait pas prier pour en boire à volonté. Les couverts sont peu présents (cuillère ou couteau), et aux banquets, on mange avec les trois doigts de la main droite.

Pour ce qui est des paysans, des hommes de la terre, la viande est beaucoup moins présente, trop chère. On se nourrit alors de pains et de légumes (ceux de saisons) qu’on cultive. On se sustente également grâce aux ressources de la nature: champignons, châtaignes, asperges, des orties, mais également du poisson. Il est toutefois interdit de toucher au gibier du seigneur. Les paysans se nourrissent donc de soupes (réalisées grâce à leur légumes) de pain (met très important qui est fabriqué avec le blé qu’ils cultivent) - à noter que chacun fait son propre pain, toutefois il faut faire fabriquer sa farine par le meunier, propriétaire du moulin, et faire cuir le pain par le propriétaire du four (certains de ces fours appartiennent au seigneur, d’autres au village en lui-même et la responsabilité de l’entretien repose sur chacun), de bouillon, mais également de blé bouilli ou épeautre (pour les moins fortunés). La nourriture tourne donc autour de trois sortes de légumes: les racines (carotte, navets, betteraves, etc), les féculents (pois, haricots, fèves, etc) et les légumes verts (choux, salades, pinards, etc.). Toutefois, même en période de disette, le seigneur des terres se doit de nourrir ses serfs, sinon ils se retrouvent dans l’incapacité de travailler, et il n’est pas bon de laisser des paysans mourir de faim.

Enfin, pour les clercs, on se doit de ne pas réaliser d’excès, au risque de rendre Tamas en colère. On mange donc peu, mais équilibré et toujours en priant. Le repas d’un clerc tourne autour du pain, des oeufs et du poisson - pas d’alcool, ou exceptionnellement. Certains temples ou abbayes ayant leur propre poulailler, voire même leur propre étang abritant les poissons, n’ont pas besoin de se fournir ailleurs. Certains profitent toutefois de leur vignes ou vergers pour vendre quelques produits à la population afin de varier les repas. On ne mange pas de viande étant clerc, ou très rarement, ce met étant signe d’irrespect envers la vie qu’a créé Sattva.

Il n’y a donc pas une grande variété d’aliments, il faut donc varier les plaisirs en cuisinant de différentes manières les quelques ingrédients que l’on obtient au bout de plusieurs mois de labeur.

Médecine
La médecine

Tout d’abord, il faut savoir que la médecine est en étroite relation avec l’alimentation. En effet, des régimes sont généralement prescrits en fonction des problèmes de santé du patient, mais également de la saison, de l’âge du malade et de son caractère. En effet, on accorde une importance non négligeable à l’individu, à son caractère, à comment il se comporte. En Eurate, on pense que le corps, l’esprit et l’environnement sont liés grâce aux éléments, en particulier les quatre éléments créés par le Trimurti, nommés les “joyaux des dieux”: l’eau, l’air, la terre, le feu. Chacun de ces éléments est lié à un caractère, à un état d’esprit, mais également à une saison et à une partie du corps. Ainsi:

  • L’Eau représente l’Hiver et le Nord. Cet élément représente l’immobilité, l’imprégnation, le calme, le sang-froid, presque l’apathie et est lié aux reins et au cerveau. Une personne ayant un problème avec cet élément pourrait être froide, distante, et avoir des difficulté à réfléchir correctement, voire des problèmes de mémoire, particulièrement en hiver.
  • L’Air représente le Printemps et l’Est. Cet élément représente la vitalité, la mobilité, la joie, la gaieté et est lié au foie et au sang. Une personne ayant donc un problème avec cet élément peut être encline à des sautes d’humeur et pourrait avoir des problèmes sanguins, particulièrement au printemps.
  • Le Feu représente l'Été et le Sud. Cet élément représente la passion, la destruction, la force, le contrôle, la colère, et est lié au coeur et également au foie. Une personne ayant un problème avec cet élément peut se montrer particulièrement violente et colérique et pourrait avoir des problèmes de coeur, particulièrement en été.
  • La Terre représente l’Automne et l’Ouest. Cet élément représente la fécondité, la solidité, mais également la tristesse et l'anxiété, et est lié aux poumons et à la rate. Une personne ayant un problème avec cet élément pourrait se montrer particulièrement mélancolique ou triste, voire déprimée, et pourrait avoir des problèmes de respiration, mais également des problèmes sanguins et de maladies chroniques.

La médecine au Moyen-âge se divise en deux partie distinctes. On accorde évidemment plus de crédibilité à l’un qu’à l’autre, la religion prenant une place toute particulière, et on se méfie des charlatans ou des vendeurs de potions à la sauvette. Ainsi, on retrouve:

  • la Médecine spirituelle: elle est représentée par la religion, ce sont les dieux qui provoquent la maladie pour punir le péché, les erreurs, on parle aussi de “mauvais karma” dans le Trimurti. La médecine est donc un rôle des clercs très important. Les Tamastes en particulier ont le secret de cet art, les disciples de ce dieu sont en effet initiés aux soins et à la guérison, mais également aux poisons (qui peuvent également être source de guérison). Ainsi les clercs sont chargés de guérir le corps, mais aussi l’esprit des dévots par la prière, le chant et les soins plus physique.
  • la Médecine physique: elle est beaucoup plus rudimentaire, parfois jugée hasardeuse et dangereuse également. Elle propose beaucoup d’ingrédients, parfois assez exotiques. Toutefois, certains d’entre eux sont cher et cela crée un écart assez important entre riche et pauvre, certains pouvant se payer les soins pouvant les guérir et d’autres non, n’ayant que la prière pour espérer la guérison. Ce genre de soin ne sont pas à la portée de tous.

Evidemment, la médecine spirituelle et la médecine physique ne montrent pas plus d’efficacité l’une ou l’autre. Les médecins sont généralement des clercs, des moines ou des prêtres, et c’est également eux qui préconisent certains remèdes (voire qui les fabriquent). Parfois, ils leur arrivent de prescrire un antidote et son contraire, ne sachant pas avec précision ce qui a atteint le patient. Et évidemment, tout prêtre qui se respecte sait que le Trimurti a ses raisons qu’aucun mortel ne peut comprendre ! Ainsi, l’utilisation de certains soins montre parfois une efficacité dubitative - sans vouloir dire que certains remèdes achèvent parfois le malade, comme la pratique de la saignée (voir plus bas).

La pratique de la médecine

On distingue principallement deux sortes d’ordres: les préparateurs de potions et de remèdes, et les médecins ou soigneurs.

Ces derniers sont généralement des clercs, étant donné que la religion et la foi sont des notions très importantes et prenent beaucoup de place dans la vie quotidienne. Les prêtres chargés de prodiguer les soins font généralement partie d’un ordre du Trimurti (les Tamastes, les Sattvistes ou les Rajastes), certains sont plus spécialisés que d’autres: les Tamastes soignent la plupart des maladies du corps, tandis que les Sattvistes s’occupent des femmes enceintes et des maladies des jeunes enfants (étant essentiellement composé de sages femmes), tandis que les Rajastes, s’occupent généralement peu de prodiguer des soins, mais certains se spécialisent tout de même dans la rééducation du corps après un traumatisme, prodiguant des soins plus physique (massages, mobilisation des membres, et d’autres thérapies). Ces arts médicinaux sont long à apprendre, et en plus de comprendre et reconnaître les maladies et comment les soigner - certaines plantes médicinales étant directement cultivées dans les temples du Trimurti - les clercs doivent également apprendre les prières qui leur correspondent. C’est un travail long, et ce n’est qu’au bout de plusieurs années de pratique et d’apprentissage que les prêtres ou les moines peuvent véritablement prodiguer des soins. Ainsi, les clercs cumulent les fonction de médecin, mais également d’apothicaire, et on vient les consulter également dans ce but.

Mais d’autres personnes, ne faisant pas ou plus partie des ordres, peuvent également renfermer des connaissances. Elles se présentent généralement comme vendeurs de remèdes et font partie d’une corporation d’épiciers. Ils sont également appelés apothicaire et ils se doivent de prendre les prescriptions des “véritables” médecins à la lettre, sans substituer une plante par une autre.

Enfin, on retrouve plusieurs sorte d’ingrédients, dont certains sont utilisé dans différent but, et beaucoup ne sont pas des plus ragoutant. On retrouve ainsi les plantes médicinales, cultivées pour la plupart dans les cours des temples, mais également dans des jardins privés. Certaines sont nommées les plantes “simples”, comme le thym, le romarin, la menthe, etc. Elles peuvent être utilisées au quotidien dans des décoctions et sont à la portée de tous, mais peuvent être utilisées dans beaucoup de remèdes avec des dosages très précis. On peut ensuite retrouver des ingrédients plus insolites comme les poudres des cheminées utilisées en baume pour les problèmes de respirations, ou encore les extraits de glandes d’animaux ou les pierres de fiel trouvé dans les estomacs de certains animaux et qui sont très recherchées. Certains n’hésitent pas à utiliser également des minéraux qui sont incorporé au potions - dont la dangerosité n’est encore pas connue d’ailleurs (vitriol, mercure, écume d’argent, vert de gris, et bien d’autres). On n'hésite pas non plus à utiliser des produits plus exotiques, moins connus, comme des plantes venues d’autres continents (en particulier certaines fleurs apportées de Liulan Qi), mais également de l’alcool ou des pierres.

Certains soigneurs n’hésitent pas non plus à faire usage de produits peu plaisants, comme l’urine - certains enfants y sont baigné étant petit pour les protéger de certains maladies - ou même certains excréments, d’animaux mais également humains, qui sont particulièrement utilisés pour guérir les plaies, après avoir été préparés et macérés dans du vin.

On utilise enfin divers produits animaux comme les glandes, les sangsues, le venin de serpent, des vers de terre cuits ou de la bave d’escargot. Beaucoup sont généralement frais, enfin… chaud, l’animal ayant été tué juste avant l’utilisation. En ce qui concerne les sangsues, la pratique de la saignée est tout de même assez répandue, réputée pour purifier le corps des éléments néfastes qu’il peut renfermer et donc provoquer la maladie - on ne sait d’ailleurs pas encore que cette pratique peut avoir des effets néfastes sur certains patients atteint de maladie grave. Les produits d’insectes peuvent également se retrouver dans beaucoup de remèdes tel que des poux, des cloportes ou encore les toiles d’araignée ou les scorpions.

Le Peuple
Les Seigneurs

Ils représentent ceux qui ont la puissance militaires, ceux qui font la loi et ceux qui font la guerre.

Il y a plusieurs échelons de puissance chez les nobles (baron, comte, marquis, prince, empereur, etc.). Ils adoptent un même mode de vie : ils vivent dans de grande bâtisses (maison forte, château-fort, grande résidence, etc.), possèdent une alimentation surabondante, suivent la vie de la cour (banquets, danse, musique, etc.) et ont des activités assez violentes (chasse, tournois, simulacre de guerre, véritable guerre, etc.).

Il est indispensable à un seigneur de montrer sa richesse, hors de tout souci de mesure. Le luxe permet d'asseoir l'autorité du seigneur. Il se doit également de conserver table ouverte pour ses invités, de permettre le service de domestiques et de proposer des attractions. Les festins permettent ainsi de montrer la différence de statut social des convives – certains étant plus servis que les autres. Les réceptions aux châteaux ou dans les grandes demeures permettent d'affirmer l'ordre et la puissance du seigneur et de réunir les vassaux – qui viennent avec leur famille.

La chasse illustre la maîtrise des forêts. Tout comme la pêche, qui se fait souvent dans des étangs dont la gestion est rationalisés, illustre le maintien des autres richesses vivantes sur les terres. Ainsi, la fauconnerie est très prisée, car elle montre que le seigneur gouverne également le monde des oiseaux.

Le mariage chez les nobles est un moyen qui permet, entre autre, à une lignée de renforcer son pouvoir et sa légitimité, d'associer des territoires ou de mettre fin à une guerre.

Les Paysans

Les paysans ne sont pas des esclaves. Ils sont libres. Toutefois, ils ont des devoirs envers les seigneurs.

A côté, des paysans libres ou alleux sont ceux qui restent sur la terre, mais n'appartiennent pas au seigneur. Toutefois, ils se doivent de travailler dans les champs et de payer des impôts. On les appelles aussi vilains.

Les Manants sont ceux à qui l'on confie la manse (soit le reste du domaine qui est divisé en manses ou en tenures) qui est confiée à une ou plusieurs familles paysannes, qui se doivent de prendre soin de la terre et de la cultiver.

En échange de cette terre et de la protection militaire que leur offre le seigneur, les serfs ont des devoirs envers celui-ci. Ils doivent entre autre remettre une partie de leur récolte à leur suzerain et payer des taxes. Mais ils doivent également participer gratuitement à des « corvées » sur les terres du seigneurs, qui peuvent être les labours, les récoltes, les sarclages (soit retirer les herbes indésirables), etc. Les serfs peuvent également être appelés pour des travaux plus conséquent comme la réparation d'un pont, le creusement d'un puit, la réparation d'un mur du château, etc.

Alors que le Seigneur obtient de l'argent des impôts et des taxes, le paysan quant à lui peut obtenir un revenu en vendant ses produits au marché lorsqu'ils ne sont pas consommés. Cela permet ainsi au serf de s'affranchir des corvées en versant une somme d'argent au seigneur. On préfère alors le terme de fermage plutôt que servage. Une somme est versé au propriétaire (le seigneur généralement) et le paysan se doit de l'exploiter à son compte.

Les paysans vivent généralement dans des maisons en boue séchée ou en bois, avec une pièce unique et un étage en dessous pour abriter le bétail, mais également pour chauffer la maison (la chaleur des bêtes remontant dans la pièce à vivre et permettant ainsi de ne pas mourir de froid et d'économiser les ressources permettant de chauffer la maison. L'habitation peut posséder un foyer centrale, enfoui la nuit pour éviter les incendies (d'où le « couvre-feu »).

Toutefois, la vie de paysan est extrêmement dure et aléatoire. Les affrontements guerriers – particulièrement présent, surtout aux frontières – peuvent détruire les cultures et créer des famines, sans compter les aléas climatiques.

On redoute également la forêt qui est source du sauvage et de l'imprévu, pouvant cacher des êtres hostiles – brigands ou animaux sauvages.

Le statut de la Femme

On entend souvent dire que la femme n’avait pas d’âme au Moyen-âge, et on a très souvent la représentation de la femme cloîtrée sous l’autorité du père ou du frère puis du mari… Et pourtant, cette représentation est faussée car elle est l’archétype même de la femme de la Renaissance. Qu’en est-t-il de la réalité ? Et bien coupons court à toutes ces idées fausses !

Bien que toutes les femmes, quelle que soit leur origine social, soient élevées dans un rôle de transmission, les femmes du Moyen-Âge ne se contentaient pas d'un rôle d'ornement ou d'aide d'appoint : elles faisaient partie intégrante de l'économie et de la société. Elles étaient actives dans le domaine des arts créatifs et travaillaient aux côtés des hommes à la ferme et dans les commerces urbains, alors en plein essor.

En Eurate il est à souligner quelques particularités.

Les femmes euratiennes sont bien des femmes du Moyen-âge, mais elles peuvent être plus puissantes que l'on pourrait le penser au premier abord. Selon les contrées, leurs droits et leur pouvoir peuvent varier et être plus ou moins importants, mais les bases restent les mêmes dans tout Eurate.

Elle sont certes mariées jeunes, vers 14 ans, mais avec consentement (Et oui le Trimurti l’exige, bien que la notion de consentement soit parfois discutable), mais le mariage ne donne aucunement à l’homme la gestion des biens que la femme pourrait avoir avant le mariage, elle en garde la charge après le mariage surtout si elle est noble. Elles sont donc amenées à protéger elles aussi leurs biens, il est donc moins rare qu’on le pense de voir des femmes en armure. Le mariage reste toutefois un moyen politique qui est négocié très jeunes dans la noblesse.

Soit, il est toujours mieux perçu d'avoir sa femme faisant le repas et prenant soin des enfants plutôt que dirigeant le troupeau, ou possédant elle-même la ferme. Mais les femmes, dans le monde d'Eurate, ont bien le droit de posséder des terres, de les cultiver, d'en prendre soin, de posséder du bétails ou même des petites entreprises, comme une taverne par exemple – ou même un bordel.

Elles peuvent également être des seigneurs si elles sont premières nées dans une famille noble. Et oui, n’en déplaise aux préjugés, le sexe du premier né ne compte pas. Ce qui leur donne donc le droit de posséder des titres, des terres et de diriger une grande maison. Qu'elles soient Comtesses, Duchesses ou Marquises, elles ont le droit de siéger au Conseil de Guerre, de devenir Princesse électrice, voire même Impératrice. Elles peuvent prendre des décisions (petites ou grandes) pour les terres qui sont sous leur juridiction, ou même sur n'importe quel autre sujet d'importance, signer des décrets, et même déclarer la guerre à leur voisinage. Méfiance, une femme qui a du pouvoir, peut être une femme redoutable.